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16

Fév

Especially now.

Especially now.

(Source : wolf-teeth)

14

Oct

Alexandre Champagne: Un jeune de trop.

alexandrechampagne:

Lady Gaga est cool.

J’suis plus capable de l’entendre mais elle est cool, un peu.

Pourquoi ?

Parce qu’elle a dédié une de ses chansons à un jeune garçon qui en était fan. Ça l’air de rien, mais le garçon a une histoire peu banale, voici :

Le jeune homme s’appellait Jamey Rodemeyer. Il avait 14…

17

Jui

There is something in the New York air that makes sleep useless. -Simone De Beauvoir
(via mariejoelle)

22

Avr

Vidéoclip chorégraphié par Victor Quijada, gagnant du meilleur vidéo rap au MuchMusic Video Awards

Le messie – Ce blog ne s’intitulant pas Étatsdâme.com, je m’oblige à justifier le prochain billet. Pour bien saisir à quel point le sujet d’aujourd’hui m’est cher, le lecteur inconnu (dont j’apprécie fortement la visite) doit savoir que la danse est à mes yeux, un moyen d’expression sans égal. C’est pourquoi ayant assisté à un spectacle accessible et inspirant, je m’assure de diffuser la bonne nouvelle!

Victor Quijada, 26 ans, chorégraphe, interprète et surtout, prodige. Dans sa dernière composition, Gravity of center, dont le simple nom me fait frémir, il nous présente un mélange stylistique des plus achevé. D’ailleurs, l’accessibilité de ce spectacle réside dans ses influences hip-hop. D’un extrait à l’autre, il nous présente sa propre interprétation du breakdance, du popping, du krump, d’une danse qui s’objecte à respecter les normes. Il se fiche bien des règles qu’imposent les «styles» de danse, il n’en fait qu’à sa tête et jusqu’ici cette formule lui procure admiration et fidélité de la part des spectateurs.

Avec son groupe RUBBERBANDance, il transcende les limites du corps. Une fluidité déconcertante habite les cinq danseurs, qui exécutent maintes prouesses sans difficulté. La gravité du centre, est représentée par cinq danseurs qui réunis, semblent former une créature. Une créature dont les membres sont dépendants, dans laquelle les oppositions sont constantes et la solidarité indéniable. 

Bref, public averti ou pas si l’envie vous prend de consommer la danse différemment, vous n’avez qu’à retenir un nom, RUBBERBANDance.

L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible
                                                                                                         -Paul Klee, philosophe

04

Avr

Pour régnez sur votre palais…

Délectable régal-Le succès retentissant du Garde Manger et de son propriétaire Chuck Hugues vous fait peut-être hésiter entre le désir fou de l’essayer ou plutôt de l’éviter. De mon côté, une certaine neutralité s’était installée, puisque le Food Network n’est pas dans mes favoris et qu’il faut presque deux mois pour enfin s’asseoir entre les quatre murs du Garde Manger.  Je l’essaierai un jour me suis-je dit!

Modeste, étroit, tamisé, moderne, difficile à trouver pour les touristes et surtout, remplit, le Garde Manger affiche complet soir après soir et je comprends aujourd’hui le pourquoi de la chose. Quelques heures au Garde Manger et vous serez charmés! «C’est délicieux, mais ça dépend des jours» plusieurs diront, il faut croire que c’était une bonne journée… De la célèbre poutine au homard, à la pieuvre en passant par le canard et la barre Mars frite,  je peux affirmer que ce fut un festin sans faille! Vous verrez, la simple odeur dont l’endroit imprègnera vos vêtements, suffira à exciter vos papilles gustatives.

514 678-5044, qui sait!

03

Mar

                 Pour faciliter votre lecture, Slum Village avec le grand J Dilla

                

On y est! C’est le grand début des PORTRAITS MONTRÉALAIS 

Blame it on Pat Boogie- 34 ans de passion, 13 ans de métier, Patrick Pierre le jour, Pat Boogie la nuit, ce mélomane mixe comme il respire. Disc-jockey résident dans les endroits les plus branchés de Montréal, il partage sa passion pour son art et se bat pour son intégrité. Il est aujourd’hui un des seuls Dj montréalais à s’opposer à l’utilisation d’ordinateurs et de logiciels de mixage. Pour lui, « un DJ ne peut palper le pouls de sa foule en se dissimulant derrière un écran».

Un noir dans lequel on ne sait trop ce qui pourrait se produire, un plancher de danse bondé, une chaleur si intense que rester en place est un effort physique, un niveau de décibels si fort que le cœur se heurte contre sa cage thoracique ; voilà le décor que Boogie contrôle, alimente et réinvente soir après soir. Aucun mouvement de danse, aucun cri, aucune demande spéciale ne pourrait déconcentrer Pat Boogie de ses remixrecherchés et peaufinés avec patience. Entêté, il refuse de croire que la foule ne veut qu’entendre les hits jouant en boucle dans leur iPod. Nuit après nuit, il attise leur intérêt pour de nouveaux sons et tente d’affiner leur oreille musicale. Surtout, il danse sans relâche, la musique l’anime tout entier et pour lui l’art du dj’ing est avant tout un spectacle. Jour après jour, il scrute le net afin de découvrir ou de redécouvrir une musique qu’il pourra décortiquer et s’approprier ; une version a capella de Lauryn Hill sur le dernier hit soulfull house de Dennis Ferrer.

 

Patrick Pierre est fils d’audiophile, d’où le règne de la musique sur sa vie. Ses parents d’origine haïtienne, ayant à cœur la carrière professionnelle et sérieuse de Patrick, désiraient ardemment que ce passe-temps en reste un pour leur petit surdoué, mais il en avait déjà décidé autrement. L’action de grâce, Pâques et le temps des fêtes se faisaient attendre avec une impatience hors du commun, car «louer des tables tournantes lors des longs week-ends était tellement plus profitable!» Étudiant, inspiré par les radios pirates, il anime son émission de radio en ne desservant qu’un seul but : se faire l’apôtre du R&B, Hip-hop et house. De ses nombreux voyages à New York, l’un des berceaux de l’immigration haïtienne, il rapportait fièrement des cassettes des pionniers du Rap comme Run Dmc et Grandmaster Flash. Il tient d’ailleurs les Haïtiens responsables de l’arrivée du Hip-hop à Montréal. Aujourd’hui Dj de carrière, il a non seulement l’admiration de ses parents, mais également une notoriété intouchable dans la communauté musicale montréalaise, et après 13 années de carrière il se rend «toujours au travail en sautillant».

 

«Ce qui est dommage chez les jeunes dj, c’est qu’ils veulent tout rapidement, ils ne prennent plus le temps d’explorer leur créativité.» Le tourneur de table n’est plus ce qu’il était autrefois. La primeur ne lui est plus réservée, tous ont accès à la même musique et c’est d’ailleurs pourquoi il ne se passe aucune journée sans recherche dans la vie de Boogie. La vision de son art n’implique pas la facilité et il considère que l’utilisation de logiciels ne respecte pas la visée du métier. Un Dj statique constamment rivé sur son écran ne peut s’imprégner des réactions de la foule et c’est dans cette relation que réside toute l’essence du Dj’ing. Pat Boogie a pris conscience, il y a bien des années, que le public actuel est rassasié, exigeant et souvent fermé d’esprit ainsi, il tient l’ordinateur comme principal responsable. Les gestes que posent les Djs sur leur ordinateur sont reconnaissables et donne l’impression au public que le métier est facile et accessible. Pour Pat Boogie un bon Dj «ne peut se complaire dans la facilité, il doit souffrir pour son art.»


Par Vanessa Limoges

28

Fév

C’est le week-end, j’feel pas fantex

Thiâtre-C’est pièce n’en était pas tout à fait une. C’était plutôt vingt scènes jouées dans un ordre aléatoire, déterminé par une roue de fortune. Effectivement, nous avons applaudi les comédiens bien avant la fin, puisque la roue avait choisi la scène finale. On ne pouvait se laisser porter par l’intrigue ou encore attendre le punch final, mais on pouvait se régaler des performances des comédiens. 

Cette pièce porte incroyablement bien son nom, le sexe est un thème, comment dire, récurant, et le «dirty» l’accompagne gaiement. Pour ce qui est du «bloody scary», il accompagne bien le réglage de compte qui «semble» guider la pièce. Joanne Sarazen alias «Tre», la prostituée, meurtrière, handicapée et accro à la nicotine, multiplie les clients et sans pitié, s’empare de plusieurs yeux, bras, vies. «Blonde» (Catherine Lemieux), est de loin le personnage le plus impressionnant. Criarde, hystérique, enragé, affamée, ses cordes vocales doivent prier pour un répit. Bref, désireux d’intensité, vous serrez servis.

Le mot d’ordre : Ne chercher pas trop à comprendre, mais notez bien le talent qui se trouve sous vos yeux. Allez-y nombreux, car ce théâtre intime (100 places) et la sollicitation du public, vous donne envie d’avoir un visage connu comme voisin. 

Par Vanessa Limoges

SDBS présenté au Mainline theater (3997 St-Laurent) jusqu’au 5 mars.

Un warning juste.

Le genre de homard bricolé brillamment, que vous pouvez recevoir pendant la pièce!

http://www.mainlinetheatre.ca/